Un impôt sur la connerie – Une idée novatrice !

Mesdames, Messieurs,
 
Travaillant dans le domaine fiscal, je suis toujours à la recherche d’équité, de solutions pour améliorer le vivre ensemble, et de manières optimales pour perfectionner le fonctionnement de la société.
 
Sur ce point, je voulais vous parler de ma dernière idée lumineuse : un impôt sur la connerie. Je viens vers vous dans l’espoir de susciter la discussion, et peut être, j’avoue, avec le rêve fou de remporter votre adhésion et d’entamer une marche vers une évolution de bon sens.
 
Le principe de l’impôt sur la connerie est extrêmement simple.
 
Nous sommes tous d’accords qu’en cette époque où non seulement tout le monde à accès à la culture par Internet, les bibliothèques, la télévision et autres et où en plus, tout le monde peut en produire avec ces outils de type « ordinateur » « internet » et « web 2.0 » , toute la production qu’il convient d’appeler, faute de mieux, « culturelle » ne se vaut pas.  
 
L’idée serait de créer un comité d’experts de bons gouts. Des gens issus de toute classe sociale, mais ayant tous en commun d’avoir une bonne culture générale, d’être curieux du monde qui les entoure, de lire régulièrement, qui ont un certain humanisme, bref, des gens qui ont la classe un peu comme on en trouve dans les grandes écoles, parmi les lecteurs de ce blog, ou chez Julien Lepers.
 
La désignation proposée de ce comité (on pourra en rediscuter plus tard, néanmoins, si la méthode présente des imperfections) sera à mi-chemin entre la désignation et le vote. Chaque personne devra passer devant un collège de professeurs ou lettrés d’autre genre et être approuvé pour sa bonne composition. Ensuite, de manière à rendre le procédé démocratique, des élections locales pourraient avoir lieu (sauf à Marseille). Les votants seront toute personne disposant au moins d’un Bac +3.
 
J’avoue que c’est un peu arbitraire, mais c’est faute d’avoir trouvé mieux jusqu’à présent. Néanmoins, l’objectif ici n’est pas de créer un comité, mais un véritable impôt sur la connerie. Je suis donc prêt à négocier sur ce point.
 
Le comité aura une lourde tache : définir la connerie. Pour cela, des mâitres étalons seront proposés : TF1, Bigard, Dieudonné, Johny Halliday, la Tecktonik, Morsay, Justin Bieber, 50 shades of Grey. Bref, tout ce que notre société comporte de pire. Les canons du genre seront répartis sur l’échelle suivante :
 
1.C’est con, mais c’est pas méchant.
2.C’est vraiment très con.
3.Putain, c’est con et c’est lourd en même temps.
4.Cette connerie est le fléau de notre société moderne.
 
Une fois ces maîtres-étalons bien définis, le comité disposera d’un droit de regard sur TOUTE production culturelle et tout média. Le comité décidera donc d’une taxe, faible sur c’est 1 sur l’échelle de la connerie, 4 si c’est condamnable. Le produit en question ne sera pas censuré, puisque toujours disponible, il sera juste un peu plus cher.  
 
Les effets seront immédiats :
-Désincitatif à l’achat : les gens seront moins tentés d’acheter des trucs cons, des DVD de Bigard, de regarder Les Enfants de la Télé, Tellement Vrai. Tout ceci sera taxé. (avec les Freebox et autres boitiers ADSL, on peut savoir ce que les gens regardent après tout et même calibrer la redevance avec une utilisationi réelle.).
-Désincitatif à la production : puisque faire de la connerie signifie vendre moins, on produira moins de connerie.
 
Mais, me direz vous, il y aura toujours des gens pour acheter des conneries. Bien sur, comme il y aura toujours des gens pour dépasser les limites de vitesse : c’est normal qu’ils paient.  
 
Mais où ira l’argent ?
 
L’idée est simple, cet argent financera :
-Des productions artistiques innovantes
-Des bibliothèques, théâtre, salles de concert
-Subventionnera l’entretien des musées
-Participera, de manière générale, au rayonnement intellectuel et culturelle de la France.
 
Voilà.  
 
Qu’en pensez-vous ?