JAPON 4/5 (Coulage, c’est plesque fini)

On ne va pas s’éterniser non plus. Le Japon est un pays rigolo, mais, et c’est très étonnant, les japonais sont des individus presque normaux, en dehors du fait qu’ils soient extrêmement sympathiques ce qui ne peut que surprendre les touristes parisiens.

Ce petit détail associé à cette propreté déjà établie dans les précédents articles rend le retour à l’aéroport Charles de Gaulle particulièrement violent. Passer des WCs de la Sainte Immaculée Conception à de sombres gogues déguelasses où des passagers mal lavés se mettent à cracher par terre est le meilleur moyen de se rendre compte que les vacances sont terminées.

Il y a quelques moyens  cependant de se réhabituer en douceur au pays des Lumières (il parait), et cela grâce à leur inventivité linguistique.

On sait que les japonais sont particulièrement mauvais en anglais. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont en revanche très rigolos quand ils essaient de le parler, et la nouvelle encore meilleure c’est qu’ils sont encore plus drôles quand ils essaient de parler le Français. Ou à peu près.

Une distraction essentielle du francophone en visite au Japon devra donc consister à observer attentivement les inscriptions sur les t-shirts qu’arbore la jeunesse Shibuyenne, de se retenir de rire sur le coup, et de regretter de ne pas avoir pu prendre de photo sans avoir l’air terriblement malpoli. La rédaction a donc du uniquement se contenter comme preuve photographique de la photo de ce mug.

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Qui en plus ne contient aucune faute grammaticale (ce qui est loin d’être le cas de cet article, j’en suis certain).

Néanmoins, vous avez ma garantie, on ne peut être que perplexe entre un T-shirt “I like doggy style” porté par une ado qui n’aura surement compris que ça avait vaguement un rapport avec les chiens (c’est le cas de le dire), une casquette “Comme des fuckdown.” (qu’est ce que ça veut dire, putain?), ou un sac à main sur lequel j’ai pu lire cette inscription toute poétique.

Toutes les roses ont des épines.

… C’est un proverbe français.

… J’ai appris le français à l’école.”

… J’espère m’en souvenir longtemps.”.

J’espère, en effet, que tu t’en souviendras avant d’acheter ça en magasin.

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Les meilleurs exemples se trouveront sur Engrish.Com ou, en moins bien, LeFranponais.FR , un site que j’ai failli recommander mais qui essaie surtout de vendre un bouquin douteux avec quelques exemples pas forcément rigolos sur son site, en dehors de celui-ci.

Et oui, je sais, je fais exactement la même chose sur le mien . 

JAPON 3/5 – Le pays des cyber-caniches

Le Japon est réputé pour être le pays de la haute technologie. Et il est effectivement difficile d’être déçu, et ce dès que l’on descend de l’aéroport.

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Alors, les boutons, ça sert à envoyer un petit jet d’eau bien concentré. Ou en spray. On peut choisir la pression. Les sièges les plus évolués font une petite musique pour masquer le bruit de vos pets et ont une cuvette chauffée. Le bouton woman, j’imagine que c’est si vous voulez vous laver la chatte (ce que vous pouvez faire également à sec avec le bouton « dry »). On ironise, mais si on prend en compte que les japonais vivent en sachant qu’ils peuvent mourir d’un instant à l’autre, ils auront au moins la satisfaction de savoir que si “The Big One” arrive pendant qu’ils sont aux toilettes (et je parle ici de tremblement de terre, pas de gros caca), et bien leurs derniers instants auront été excessivement confortable, et possiblement avec un petit jeu d’eau qui leur masse le cucul. Ca n’a pas de prix.

Bon, sinon, on serait tenté de se dire qu’il n’y a pas que les chiottes qui sont High Tech au Japon, mais au risque de vous décevoir, la rédaction s’est rendue compte que d’un point de vue technologique le Japon est un peu surfait. Ils utilisent encore pour grande partie des téléphones à clapet, ils tractent encore des pousse-pousse, et comble de l’obsolescence, leur chien favori est le caniche nain..

(Tout est normal.)

Il y a néanmoins quelques détails qui trahissent encore leur nature technophile : le fait que certains miroirs de salle de bain sont chauffés pour éviter la présence de buée, que les passages piétons vous indiquent le temps qu’il vous reste pour traverser la route, et également que leurs restaurants sont staffés par des robots sur patins à roulettes qui tirent des rayons lasers.

(Un restaurant japonais de base)

Ca compense un peu.

JAPON 2/5 – Les japonais sont sympas et bizarres.

Si il y a bien un truc susceptible de choquer un occidental en vadrouille au Japon, c’est à quel point les japonais sont sympas.

Comme mentionné précédemment, ils disposent d’une grande quantité de mains d’oeuvre uniquement employée à nettoyer les rampes d’escalator ou à vous prévenir qu’une voiture sort d’un parking, voiture qui s’arrêtera systématiquement pour vous laisser passer parce que de toute façon les japonais travaillent déjà 85 heures par semaine et le temps qu’un piéton traverse leur permet de profiter d’une petite pause bien méritée et de méditer sur le sens de la vie pour les plus philosophes d’entre eux, ou pour les artistes de composer quatre haikus et faire trois origamis, le tout en conduisant.

Au départ, quand on est parisien, c’est plutôt plaisant de rencontrer des gens sympas.

Rapidement, cependant, cela se gâte. Tout d’abord parce que justement on est parisien, et donc, qu’est ce que c’est que ces connards qui se permettent de vous demander si vous avez besoin d’un coup de main chaque fois que vous avez l’air héberlué en regardant un plan dans la rue ? Ils veulent se mettre au dessus de la critique en étant sympas avec tout le monde ou quoi ?

La vérité c’est que… non, j’en sais rien en fait, il faudrait demander à un japonais, et je n’ai pas poussé l’investigation journalistique jusque là, parce qu’il ne faut pas déconner non plus. D’ailleurs, la seule fois où la rédaction a tenté d’établir un dialogue avec une écolière (ce n’est pas ce que vous croyez), elle lui a demandé si elle connaissait des films européens et a eu en réponse « Titanic ».

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(Les japonais ont adoré Kate Winslet dans Inception.)

Ceci dit, la nature humaine est ce qu’elle est, et même dans un peuple congénitalement programmé à être cool, on retrouve quelques enculés. Au fond, c’est plutôt rassurant sur la nature humaine.  La rédaction s’est faite ainsi agressée au cours de ces vacances à trois reprises :

– Une vendeuse nous a demandé d’arrêter immédiatement alors que nous prenions en toute illégalité cette photo dans un magasin Lush japonais.

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Voilà. Alors pour information ça ne se mange pas, c’est un produit de beauté. Et ça existe aussi en marron et en brun. On savait que c’était pas bien, mais c’était tellement rigolo qu’il était hors de question que nous passions à côté de notre devoir d’informer. Les japonais se barbouillent avec du caca. Voilà. Bon, du coup, comme on a outrepassé le règlement, on se dit qu’en fait c’était pas vraiment eux les enculés, mais bon, on s’en fout. Et puis si j’étais honnête jusqu’au bout, je vous dirai également que ce produit se trouve également au Canada ce qui rend cette situation encore plus bizarre venant d’une population pour partie francophone.

 – Quand je prenais des photos d’une mignonne petite statue près d’un temple,  une japonaise m’indiqua avec beaucoup d’insistance que la Tour de Tokyo, ce qui me fait une belle jambe dans la mesure où j’aurais été véritablement un gros abruti pour ne pas m’en apercevoir. Ca revenait en gros à indiquer à un type sur le Champ de Mars où était la Tour Eiffel, ou donner la direction de la mer à un mec qui bronze tranquillement sur une plage. J’ai pris cela sur le coup comme  le signal qu’on me demandait de dégager, et sans moindre justification.

J’apprendrais plus tard que j’étais en fait en train de photographier des statues représentants des enfants morts-nés dans un temple qui leur était dédié, et qu’il parait que ça ne se fait pas. On ajoutera donc les enfants morts-nés aux parties génitales s’agissant des tabous des Japonais.

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(Le Japon, pays des enfants morts-né kawaii )

-Le clash le plus violent a eu lieu en mon fort intérieur, quand à la recherche d’un restaurant pour me sustenter après une dure journée d’investigation, on me servit pour 60 euros un demi verre de saké et 6 ou 7 sashimis (désigné sur le menu comme un “assortiment” pour “une ou deux personnes”).

Ce qui a provoqué une double réaction : tout  d’abord, je suis allé MANGER pour de vrai dans un restaurant où j’ai eu un repas complet et d’aussi grande qualité pour 600 yens. Et ensuite, j’étais tellement énervé que j’ai pris cette photo de quenelle devant le lieu du crime.

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(Vous n’aurez aucune preuve.)

Ou bien une photo d’autre chose. Je préfère laisser le doute dans l’air. Ca serait con que ce blog ferme pour quelque chose que j’ai fait ou non, et j’ai décidé d’ironiquement ne pas assumer. Peut être.

THEMA JAPON 1/5 – Quelques données factuelles (parce que pourquoi pas)

La barrière de la langue a rendu très difficile la collecte d’informations. Voici ce que j’ai pu comprendre en regardant des photos et des petits dessins rigolos sur les murs.

Le Japon a été créé aux alentours du XIXème siècle par un ingénieur déconneur (Ken Kutaragi), un dessinateur de manga néerlandais (Vincent Van Gogh), et par Pikachu. Ces trois personnages farceurs, détenteurs chacun d’un des morceaux de la Triforce, décidèrent de l’utiliser pour créer un endroit rigolo dans lequel tout le monde serait toujours content.

Ils l’ont appelé le Japon. Ja, voulant dire en japonais, « toujours », et pon « content ».

(Les japonais sont contraints et forcés de signer dès leur naissance un serment de contentitude)

Manque de chance, la Triforce a été volée en 1940 par Vegeta, déclenchant une série de séismes provoquant une grande confusion sur le sort des boules de cristal, et possiblement, je n’en suis pas sur, une guerre Mondiale. Le président Eisenhower est alors arrivé à invoquer le Dragon Sacré et a pour ses deux premiers souhaits, demandé la destruction d’Hiroshima et Nagasaki et pour son troisième un nom de famille qui ressemblait moins à un éternuement.

Depuis, la paix est revenue, mais Godzilla se réveilla alors de son sommeil de 1000 ans et il ne fut possible de l’arrêter qu’en confiant un film à Guillermo del Toro. Déçu par cet affront, le Japon prépare sa revanche en programmant une armée d’hommes-robots désormais suffisament puissante pour dire bonjour à Barack Obama.

(La domination du monde n’est pas loin)

J’ai essayé de compter le nombre de gens que j’ai croisé avec la superficie parcourue à Tokyo et Kyoto, et par une règle de trois fort simple, je suis arrivé à la conclusion que le Japon se composait d’environ 13 547 473 984,12 habitants et de 150 pokemons dans sa version rouge. Si jamais ces chifres étaient erronés, je m’en excuse platement, j’ai fait le calcul sous Linux.

(Des japonais, il y en a plein. Partout.)

Les principales exportations du Japon sont le riz, le thé, et depuis maintenant près de huit ans les jeux vidéos de merde.

Du point de vue militaire, le Japon n’a pas réellement d’armée mais il n’en a pas vraiment besoin.

D’une part, parce que j’ai pu constater sur place que le japon dispose d’une réserve considérable de petits vieux qui n’ont d’autres fonctions que de prévenir les passants qu’une voiture est en train de sortir d’un parking, ou encore l’astiquage minutieux des rampes d’escalier mécaniques (Sérieusement ? Oui, sérieusement. La décence m’a empêché de prendre des photos.)

Ces réservistes pourront probablement servir de chair à cannon lors du prochain conflit armé, même s’ils sont trop vieux pour piloter des Evangelions.

D’autre part, parce que cela fait un petit moment que, comprenant qu’ils ont un peu de retard pour le projet Apollo et donc peu de chance d’atteindre Alpha du Centaure les premiers, le Japon a décidé de tout miser sur la victoire culturelle. Arrivant cependant un peu tard sur le marché des Pyramides ou des Grandes Murailles, ils ont pu néanmoins grâce à un système d’espionnage et de propagande assez développé subvertir la jeunesse occidentalle avec un grand nombre de dessins animés douteux, comme Lamu, Nicky Larson ou encore bien sur les Simpsons.

Constatant que cette stratégie fonctionne drôlement à chaque Japan Expo où des adolescents serviles et stupides (que de redondances!) se déguisent pour se soumettre, montrant à leurs maîtres à quels points ils sont laids et prouvant à la face humaine que non, une perruque rose ne va décidément pas à un corps obèse qui montre ses infectes épaules et ses cuisses répugnantes et que désolé, on aura jamais l’air intelligent dans un cosplay de Naruto, le Japon ne peut que se frotter les mains et préparer son retour.

(NON.)

Mais pourra-t-il y arriver alors que les sept boules de cristal ont été transformées en pierre suite à l’accident de Fukushima ?

La suite au prochain article. Ou pas, je fais ce que je veux, vous n’êtes pas ma mère après tout.

 

THEMA JAPON

Voilà. Le Japon n’aura pas eu ma peau malgré les nouvelles inquiétantes que j’ai pu tweeter l’autre jour (D’ailleurs, vous avez vu ? A droite de l’écran ? On arrête pas le progrès. Essayez de vous renseigner sur ce qu’est Twitter, je vous jure, c’est follement intéressant.). Ca n’était pas gagné pourtant : la vile de Tokyo est en effet située à la jonction de quatre forces tectoniques philosophiques : le bien, le mal, la vie, la mort.

Au final, dans cette aventure journalistique, c’est la vie et mon professionnalisme qui ont triomphé. C’est donc avec la plus grande joie que je me permets de vous livrer les conclusions de mes vacances cette enquête journalistique. J’aurais pu, comme nombre de mes confrères m’as-tu-vu bloguer directement sur place, à chaud, en retrant le soir dans ma chambre d’hôtel, mais j’étais bien trop fatigué.