Les libertaires d’Internet sont les idiots utiles du totalitarisme.

Oui.

Connaissez vous Bryan Lunduke ?

Bryan Lunduke est un Linuxien. Alors, je sais, ça ne donne pas envie comme amorce de billet. Ne partez pas les filles. Bryan Lunduke croit au logiciel libre et est l’une des voix qui le porte sur son blog, dans des conférences, et sur Youtube. Bryan est un original, capable de parler pendant des heures de ses vielles machines et combien elles sont supérieures aux machines actuelles. J’écoute régulièrement Bryan avec un mélange d’admiration devant l’enthousiasme débordant du bonhomme, décrivant l’actualité du monde informatique et libriste avec une bonhomie qui est désormais rare dans un milieu où ce qui est cool est forcément amer et cynique, et de consternation non-agresssive dès qu’il rentre dans une nostalgie que je ne peux néanmoins m’empêcher de trouver sympathique.

Et puis Bryan a fait cette vidéo.

Je n’ai pas besoin de vous dire de quoi ça parle, je n’ai pas besoin de la résumer. Sans préjuger de votre opinion personnelle, je sais déjà que vous sentez déjà l’odeur du sang qui s’échauffe.

Mais non, enfin Bryan !

Comment un libriste peut-il dire ça ?

Et bien sur l’argument imparable du libriste : « Et si les nazis reviennent, Bryan ? »

Mais Bryan a raison. L’anonymat sur Internet, c’est vraiment de la grosse grosse merde.

De manière très générale, les libristes sur Internet ne pratiquent que la politique du pire. Dès qu’il est question de normalisation et de régulation d’Internet, vous êtes systématiquement dans le camp du mal. Les situations hypothétiques vous seront renvoyés dans la tronche comme faisant état d’un monde totalitaire de censure intégrale.

Toute régulation d’Internet, tout contrôle, est perçu comme une attaque aux libertés fondamentales. La conclusion est souvent claire, la perception antidémocratique, et aboutit inévitablement a l’aliénation de vos libertés fondamentales.

La vérité, c’est qu’il faut peut être se calmer un peu.

Effectivement, Bryan, la censure et la responsabilisation des individus sur les propos qu’ils tiennent en ligne n’emmerde personne de décent. De manière générale, si en démocratie vous tenez des propos qui vous mettent face à des conséquences légales, si aucun forum, réseau social ou lieu d’expression publique n’accepte vos propos, c’est généralement que vos propos sont tendancieux.

En démocratie, là encore, on a jamais foutu personne au gnouf pour avoir dit que Macron n’était pas très gentil, ou que Mélenchon est un salaud.

Vous pouvez même écrire qu’il y a trop de noirs dans les adaptations Netflix de vos romans favoris. Ca ne fera pas de vous quelqu’un d’intelligent, de sensé, ou quoi que ce soit, mais vous avez le droit de le dire. Sans répression. Sans conséquence.

C’est quand cette frontière est dépassée que les problèmes commencent, et franchement, qui a envie de protéger ces gens ? Au fond, l’anonymat, l’absence de contrôle et de modération servent essentiellement à couvrir Roberto42 et Aragorn14 de toute responsabilité sur leurs propos. L’anonymat incite au troll.

J’ai le souvenir sur Twitter d’une personne qui me demandait, ainsi, pourquoi je ne tuais pas mes enfants moi même plutôt que de souhaiter la réouverture des écoles. Par exemple, hein. Pas la peine de rentrer dans les détails, on se passerait tous très bien de la contribution de ces personnes au débat public.

Au final, seule une catégorie de personnes profite de la non responsabilisation des propos tenus, et d’une absence de filtrage des conversations.

Les gros cons.

J’ai donc le tort de penser qu’un Internet sans gros con est un Internet plus sain. Faites donc l’expérience, et baladez vous dans les recoins « libérés » d’Internet. Ils sont de deux types : ceux qui luttent pour le maintien absolu des libertés en ligne, et sur lesquels on ne tient aucun propos inacceptable… Et ceux qui mettent en pratique l’idée. 4chan. 8chan. Stormfront. Jeuxvideo.com . Faites la publicité d’endroits pour leur absence de modération et la liberté dont on y jouit, et vous attirerez ceux qui ne sont les bienvenus nul par ailleurs.

Et observez avec joie la conversation s’y pourrir et les idées nauséabondes s’y répondre, avant de s’étendre par contage sur les autres sites et dans le débat public.

C’est donc paradoxal. La liberté totale sur Internet ne profite qu’a une alt-right et à des neo-fascistes anti-libertaires. Par crainte de l’arrivée au pouvoir d’une caste nauséabonde, nous leur offrons une plateforme d’expression et de diffusion hors pair.

En somme, pour protéger la démocratie et les libertés fondamentales , il faut également prendre des décisions paradoxales.

Il faut censurer.

Il faut modérer massivement.

Il faut responsabiliser (pénalement) les individus.

Lunduke au final ne loupe qu’une seule chose dans son analyse : le pseudonymat sur Internet, dans un pays libre, ne doit en aucun viser à vous protéger du judiciaire ou du gouvernement. Le pseudonymat doit vous protéger de votre voisin pervers, de votre collègue de bureau qui ne vous aime pas, ou de votre belle-famille dont vous ne voulez pas qu’elle sache que vous êtes le dernier fan français d’Amel Bent.

C’est déjà pas mal.

Mais ouais, pour le reste on peut y aller. On rigolait bien de Sarkozy il y a quelques années quand il parlait de « civiliser Internet »

… mais depuis, on a inventé Twitter.

J’en remets une couche.

Il serait temps que je retrouve un peu le fil de la Haine Pure qui constitue, bien entendu, la matière dure de ce blog. Cela impose une remise en jambe, progressive.

Je me rends compte qu’avec les joies de la paternité, ces dernières années, j’ai un peu oublié comment on fait pour détester et être en colère, pourtant j’en ai changé des couches, vous savez !

Bref. On fera de meilleurs articles plus tard, mais je voulais quand même laisser une petite trace sur ce point.

Y’a un trucs qui m’a bien fait chier ce mois ci, et c’est le mouvement Black Lives Matters.

Alors, j’y aie déjà fait allusion lors d’un précédent post, et j’ai dit en gros ce que j’avais à dire. Mais reformulons, très clairement.

Si vous êtes un américain, c’est tout à fait normal que vous fassiez des tweets avec #blacklivesmatters, que vous mettiez vos pages en noirs, et tout. Si vous êtes une société américaine, c’est également la bonne action. Ca ne changera pas le monde, mais cela fait clairement partie des instruments de la lutte.

Si vous êtes américain, hein.

Parce que si vous êtes européen, et genre, blanc, c’est un peu suspect.

C’est un peu suspect, parce que vous postez vos #blm via un téléphone fabriqué par des enfants chinois dont les parents ont été foutus dans des camps de concentrations parce qu’ils sont ouïgours, fabriqués par des matériaux sources de conflits en Afrique (qui tuent des enfants, aussi, hein), et que vous le postez sur un réseau social qui a été également complice d’attaques raciales sur la communauté des Rohingyas en Birmanie et de l’éléction de Trump.

Mais pour ça, vous avez fermé vos petites gueules, parce que tout ces sujets ne vous intéressent pas le moindre du monde car ils ne font pas le buzz sur les réseaux sociaux et les starlettes à la con n’ont pas twitté sur le sujet…

Et puis surtout, comment on ferait pour exister en ligne si on pouvait faire tout ces trucs ?

En revanche, ce qui est assez nouveau mais néanmoins ultra prévisible sur le contexte, ce sont les gens qui ont fait des « listes » de sociétés qui n’avaient « rien dit ». Kotaku a fait une liste sur les jeux de plateaux, CanardPC remarque le silence de Steam… Bref, ne rien dire est suspect, et l’appel au boycott est implicitement lancé. Et bizarrement ça touche surtout le secteur du jeu vidéo, alors que bon, Sodebo, Pedigree Pal, les lave vaisselles Brandt, et les urinoirs Jacob & Delafon remplissent pourtant davantage de services essentiels, mais eux, on s’en fout.

Ensuite, et surtout, ça vole le sens du silence, qui est une forme d’expression qu’on le veuille ou non. De même que l’on peut s’abstenir de voter lors d’une éléction pour 1000 raisons différentes, en transformant le silence de certains individus ou entités en l’équivalent d’un discours raciste sans savoir ce qu’il y a derrière mais parce que vous avez élevé la suspicion au rang de la Corée du Nord, vous êtes des bons gros fils de pute.

En plus de puer le fascisme/totalitarisme (et oui, hein, ces notions ne s’appliquent pas forcément qu’aux méchants), c’est également tcomplètement con, parce que du coup les gens vont se mettre à Twitter #blacklivesmatter parce qu’ils sont obligés, ce qui videra à terme de sens tout messsage de soutien.

Bref, tout ce qui est excessif et ridicule, et il serait dommage que #blacklivesmatters prenne ce cours, mais c’est pas moi qui aie fait Internet, alors que voulez vous, hein.

Les 10 bonnes résolutions pour une bonne hygiène numérique !

Salut, c’est Taxalot, et je suis super content de vous retrouver pour une nouvelle année 2019 que l’on espère riche en évènements positifs ! De la thune ! De la thune ! De la thune ! Inutile de vous souhaiter autre chose, ceux qui pensent que l’argent n’achète pas tout sont pauvres, et c’est d’ailleurs bien fait pour eux.

Bon, ceci dit, le nouvel an, c’est aussi l’occasion des nouvelles résolutions. De mon côté, je reste en 1920x1080p xptdr lol. Plus sérieusement, vous avez probablement vu sur moultes sites des listes de proposition pour améliorer son “hygiène numérique”. L’hygiène numérique, ce n’est pas seulement quand tu nettoies ton petit PC avec des lingettes après t’être branlé sur xhamster. L’hygiène numérique, c’est ce qui fait que tu es côté du bien et que tu sauves la planète d’une dictature Orwellienne, en même temps que tu te branles sur Xhamster.

La plupart de ces recommendations passent par : “Installez Linux !” “Utilisez Qwant à la place de Google !” “Activez un bloqueur de pub !” “Utilisez un gestionnaire de mots de passe !” “Prenez un VPN !”

Tout ceci c’est de la grosse grosse merde. C’est chiant, relou, et ça ne sert à rien.

Voilà les vraies bonnes résolutions pour une bonne hygiène numérique.

1. Utilisez Google. Tout le temps.

On lit à droite et à gauche que Google collecte toutes vos données personnelles et que vous n’avez plus de vie privée si vous utilisez ce service qui sait avant vous même que vous êtes en train de développer un cancer du cul mais que ça ne vous empêche pas d’être allé au kebab trois fois cette semaine. Google, via Niantic et Pokemon Go, espionne même les déplacements de vos enfants et les installe dans une obsession compulsive de création de la donnée. Google n’encrypte pas vos données sur ses serveurs et coopère largement avec les autorités de tout bord, Chine, etc.

Mais j’ai un scoop pour les obsédés de George Orwell : vous savez, les gros beaufs qui balancent que c’est pas un problème car ils n’ont rien à cacher ? Ils ont raison.  Pour des raisons détournés, mais in fine, ils ont raison.

La première chose à accepter, c’est que de toute façon, c’est trop tard. Acceptez le. Respirez un grand coup. Déplorez le. Pestez. Secouez le poing en l’air et retournez à vos activités. On retournera pas en arrière. C’est regrettable, mais ça. n’arrivera. pas.

Rassurez vous, ensuite, en vous disant qu’au fond ce n’est pas si grave que ça. Pour l’instant. La seule intention de Google et de toute société qui exploite vos données personnelles c’est d’afficher la putain de bonne pub sur le putain de bon écran. Et c’est des robots qui s’en chargent.

Votre vie privée est sauve. Et si les robots vous préoccupent, ben vous avez pas de putain de bol puisque de toute façon, même sans Google, vos données privées appartiennent aux banques, aux caméras de surveillance avec la reconnaissance du visage, aux lecteurs de plaque d’immatriculation, à votre comptuer linky, à votre carte vitale, etc.

Google se fout de savoir pour qui vous votez. Fitbit se fout pas mal que vous vous branliez sur des naines lesbiennes. D’ailleurs, ils ne le « savent » pas. C’est juste stocké sur un putain de serveur qui encore une fois, va chercher à vous proposer la bonne pub sur le bon écran. Vous restez un individu libre, et les Etats n’ont pas accès à ces données ou le droit de les utiliser contre vous parce qu’on est dans un putain de pays libre. Au bout du compte, le problème n’est pas la collecte de la donnée mais son exploitation. Lutter contre la collecte de la donnée en 2019, c’est à peu près pareil que pester contre la robotisation ou la mondialisation. Ca vous soulagera cinq minutes mais ça ne servira à rien.

Bon, par contre, on va pas se mentir : si les gilets jaunes réussissent leur putsch, il va peut être falloir passer à Duckduckgo. Mais il sera toujours le temps de déglinguer son historique de recherches.

2. Activez la télémétrie. Partout.

Les scandales qui ont fait suite à la sortie de Windows 10 m’ont beaucoup amusé. Pensez-vous que sincèrement que les mecs de Microsoft se soucient du fait que vous vous êtes enfilés 30 vidéos de François Ruffin le weekend dernier ? Sérieusement ? C’est leur job ? Non, ils s’en carrent, si tant est qu’ils le sachent, pour les mêmes raisons que le 1. Microsoft ne va pas envoyer la police. La police ne consultera pas vos données Microsoft. Et, de toute façon, bordel de merde, si on arrive à un jour en France où en enferme les dissidents politiques parce qu’ils font des mauvaises choses avec leurs ordis, alors heureusement que les juifs n’avaient pas Internet en 40 sinon y’aurait eu un génocide ou un truc du genre, vous voyez ?

Vous ne jouissez d’aucune protection complémentaire en coupant la télémétrie.

Alors activez-la, et laissez les développeurs de logiciels analyser les données collectées pour améliorer leurs logiciels. Oui, comme vous, je suis convaincu à 99% que ça ne leur sert à rien. Mais je suis surtout convaincu à 100% qu’elle ne vous fait courir aucun risque.

Si vous votez comme des gros cons, là, j’dis pas, mais il sera toujours temps le moment venu de switcher à Linux. D’ailleurs, puisqu’on en parle.

3. Linux et les logiciels libres, c’est de la merde.

Bon. Allez, on nuance un peu. Non, Linux c’est pas si naze que ça. En 2019, le bazar fonctionne « A PEU PRES » correctement. Il continuera à vous péter à la gueule deux fois par an sans raison, à être plus lent que Windows dans son support matériel et dans vos framerates de jeux Windows QUAND IL FONCTIONNE et la principale occupation de ses développeurs est toujours de copier Windows tout en faisant un peu moins bien, mais ça marche. Gratuitement.

Le truc c’est que ça reste quand même un sous-Windows qui ne sert qu’à lancer un Browser ou Libreoffice ou toute autre application qui fonctionne aussi bien voire mieux sous Windows, donc bon. Linux n’a même pas réussi à convaincre la majeure partie des administrations ou entreprises françaises alors qu’il permettrait d’y faire des économies. Donc, comme dans la mesure où vous lisez ce blog vous n’êtes ni pauvre, ni même tiers-mondiste, pourquoi diable utiliseriez vous Linux ?

Et c’est un mec en dual-boot qui vous le dit.

4. Utilisez le même mot de passe partout.

Tout le monde s’en fout de votre vie de merde, n’oubliez pas.

Un mot de passe unique, fort, associé à la double authentification et à l’utilisation de sites de confiance suffit largement. Quand vous serez au courant d’un éventuel hack, il sera toujours le temps de le changer. Les gens qui choisissent des mots de passe ultra balèzes sur chaque site du genre « Emm4nu31Macr0n_est!!&1_EIN_Gr0$$_DIKTATORz_ » recevront de toute façon tous les mêmes notifications de merde leur indiquant qu’il y a eu un « problème » et qu’il faut changer le mot de passe.

Sérieusement.

5. Supprimez quand même votre compte Facebook.

Pourquoi supprimer son compte Facebook alors que je viens de passer moultes lignes à expliquer que tout le monde se tapait de votre vie privée ? Facebook et Google, même combat, non ?

Tout simplement parce que y’a plus que des cons sur Facebook. Les gens intelligents et les CSP+ sont sur Twitter.

Ha ha, non, je déconne. Supprimez Twitter aussi. Supprimez tout ces putains de réseaux sociaux, ça ne sert, strictement, à rien. Parce que 1, FAUT IL LE RAPPELER, tout le monde se fout de vos vies de con, mais surtout 2. , les réseaux sociaux rendent impossible la constitution de débats intéressants. On aura largement le temps d’en reparler au fur et à mesure de l’année sur ce blog.

Trouvez vous un bon gros vieux pseudo genre « ToucheTonShloub » et inscrivez-vous à de bons vieux forums genre Hardware.Fr . C’est mieux comme ça, et les conversations y seront systématiquement de meilleur qualité. Et en plus, vous pouvez taper plus de 280 caractères par post, vous vous rendez compte ?

6. Ne piratez pas en n’utilisant pas de VPN pour les films que vous ne téléchargez pas.

Le VPN ne sert a rien. Globalement.

Ainsi, pour ne pas pirater, puisque c’est mal, vous pourriez tout simplement comme des gens de bons goût télécharger les films en V.O (très souvent ignorés d’Hadopi) ou utiliser des trackers privés. De toute façon, le temps que vous receviez un courrier recommandé, il sera largement temps de regarder du côté des sites de direct download.

Et comme en plus tout le monde se fout de vos vies, ça ne sert pas à grand chose non plus si le but est de masquer vos logs de connexion à Bouygues Télécom.

Mais bon, de toute façon, vous ne téléchargez pas.

7. Pensez à insulter régulièrement les joueurs console, pour le bien de l’humanité.

En 2019, des gens continuent de penser que jouer sur PC est un loisir de riche, et que c’est un meilleur deal de payer une console 400 balles pour avoir le droit de payer un abonnement à 13 balles par mois pour jouer en ligne à des jeux qu’ils achètent 79 euros l’unité. Mais quel est le putain de fuck ?

Le tout pour avoir le droit de jouer à des FPS au pad ?

Les joueurs consoles sont des abrutis. On ne le dira jamais assez.

8. Abonnez vous à des journaux de millionnaires plutôt qu’à une presse indépendante de pauvres (vous êtes ce que vous lisez).

Sérieusement, qu’est ce que vous pouvez me péter les couilles, vous, les journaux en ligne misérabilistes à la « arrêt sur images » ou Rue89 ou pire, putain, Next Inpact avec votre « on a pas de pub, on est pas financé par des actionnaires donc on est indépendants ».

Mais non, putain, non. Vous mentez et vous le savez : en ayant une seule source de revenu, ses abonnés donc, les journaux « indépendant » sont dépendants d’un groupe socialement homogène pour leurs ressources. Ca veut dire que si Arrêt sur Images faisait un article qui dirait que Laurent Wauquiez n’est pas tout à fait un fils de pute, ils perdraient 50% de leurs abonnements et iraient tous pointer au chômdu.

Si, en revanche, Le Monde ou même, Dieu me tripote, Libération décidait d’écrire le même genre d’article, ils perdraient environ 35 euros par mois car ils seront toujours financés par la pub et les subventions. Et c’est pareil s’ils se décident à dire du mal d’une marque.

Au final, ces journaux financés par « les millionaires » sont les meilleurs garants de l’information en France. Très franchement, à moi aussi ça me fait très mal au cul, mais c’est comme ça, qu’est ce que tu veux.

9. Vous pouvez dire à votre papa qu’il peut continuer à Windows XP si il veut.

Je me souviens encore de la fin de Windows XP, et qu’il fallait dire à tout les gens qui avaient des vieux PCs d’absolument en racheter un, de passer sous Win7 ou Linux car oulalalalala, ça va être une grosse catastrophe en terme de sécurité. Il allait y avoir de gros problèmes, c’est sur !

On attend toujours, les gars.

D’ailleurs, si votre PC refuse d’installer une mise à jour, hein, vous coupez pas une couille à cause de ça. A 99% , les mises à jour, ça sert à rien.

10. Continuer à lire ce blog.

Parce que je voulais vraiment avoir une liste avec un compte rond et très franchement je savais plus trop quoi rajouter.

A bientôt les copains.

GILETS JAUNES – Un mouvement limité.

Ne nous méprenons pas sur les gilets jaunes.

Le diagnostic des politiciens, des journalistes, des analystes invités sur les divers plateaux télés en dressent tous un portrait quasi identique : des français populaires et issus des classes moyennes qui expriment un ras le bol des taxes ; ce qui est évoqué, systématiquement, ce n’est pas la contrepartie reçue de ces taxes, c’est le montant de celles-ci ce qui a permis à Daniel Schneiderman (Arrêt sur Images)  de conclure que les gilets jaunes sont un mouvement éminemment de droite (alors que lui même écrivait il y a peu que la droite pouvait être résumée par l’idéologie de ceux qui ne voulaient pas que les choses changent).

Nous sommes cependant bien au-delà d’un simple soulèvement sur le prix du gasoil ; et ce qui se passe ici est très important et ne doit pas être sous estimé.

Les gilets jaunes sont trois choses :

– Premièrement, une insurrection anti-politique, anti-étatique. Je vous en prie, essayez de discuter avec eux sur Internet, via les réseaux sociaux ou même sur place. Lisez leurs publications dans les groupes Facebook dans lesquels ils s’organisent. On est tellement, tellement loin du prix des taxes ! Les appels sont à la révolte, à tout casser, à faire partir Macron. Et le faire partir, c’est encore pour les plus modérés et les plus polis. Ces gens ont clairement décidé de « se faire » du politicien, et rien d’autre. Et il n’y a même pas lieu ici de faire une distinction entre casseurs et manifestants pacifistes.

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(Message appelant à une insurrection surprise sur un groupe Facebook public)

On reproche aux anti-gilets jaunes de faire preuve de mépris de classe ; c’est faux également. La plupart comprennent les difficultés qu’ils vivent au quotidien et pour cause , ils les vivent eux même.

Cependant, tant que le mouvement refuse de se structurer, d’émettre des revendications qui ne ressemblent pas à une liste du père Noël (on en parlera plus tard), de choisir des représentants qui acceptent le dialogue (et ne claquent pas la porte parce qu’on refuse de diffuser ça sur Facebook Live), ils ne seront que des casseurs anti-démocratiques. Oui, même les pacifistes qui ne font que cautionner un mouvement sans autre demande que « Y’en a marre ».

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(Subversif du weekend, fig 1.)

« Y’en a marre » n’est pas un programme politique ; ce n’est pas une demande concrète. Bien pire, c’est souvent comme ici l’expression d’une haine sourde et populiste qui veut faire tomber des têtes plutôt que de chercher des solutions. Faire démissionner Macron ne fera pas baisser votre loyer ; en revanche, cela sera une remise en cause intégrale de notre système électoral. C’est un jeu dangereux, dans lequel le peuple sous couvert de ses idéaux libertaires ne peut être que perdant (surtout si l’on considère l’état de l’opinion actuellement). Avec un mandat impératif (nul, selon notre constitution actuelle), vous garderez votre coût de la vie, vous perdrez une grande partie de vos libertés politiques, et vous aurez rendus la France ingouvernable. Si aucun Etat ne se risque à ce genre de chose, croyez-moi que ce n’est pas uniquement dans la perspective d’un complot technocratique anti-peuple. C’est juste que dans la majeure partie des démocraties, de gauche, de droite, les élites qui arrivent au pouvoir et que vous aimez tant détester comprennent tout de même plus ou moins comment fonctionne un système institutionnel.

 

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(« Macron est un dictateur ! Remplaçons le par un pouvoir militaire ! »)

-Un mouvement sans perspective

Posons nous trois secondes et demandons comment cela va finir ; les gilets jaunes vont ils avoir ce qu’ils veulent ?

Non. Tout simplement car, comme indiqué plus haut, ils ne veulent rien. Le refus d’exprimer des revendications rend tout dialogue impossible, et toute possibilité d’apporter des réponses. Cela va donc se terminer par un haussement d’épaules du gouvernement qui vous expliquera qu’il a essayé de dialoguer, mais que les conditions n’étaient pas réunies. La seule inconnue est de savoir si il y aura un bain de sang le week-end prochain ; si le mouvement se radicalise, la réponse se radicalisera également. Ça serait tout de même très très con que les gilets jaunes se fassent buter en masse sur les Champs Élysées sans trop qu’ils sachent pourquoi, mais les choses en prennent la tournure.

Avez-vous remarqué les gilets jaunes sur les plateaux télé ? Vous êtes vous interrogé sur la gêne qu’ils semblent avoir à rencontrer le gouvernement ? Leur structure, leur idéologie qu’ils revendiquent totalement vide les bloque totalement. Les gilets jaunes sont d’extrême gauche, d’extrême droite, et du centre. Aucune proposition faite par l’un d’entre eux ne satisfera les deux tiers des autres ; ils se mettront au contraire à hurler à la trahison du mouvement. C’est déjà le cas ; sur certains plateaux télés, certains avouent à demi-mots leur crainte de se faire lyncher.

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Pour ne mécontenter personne, le gouvernement ne pourra que… contenter personne.

-L’expression d’une inculture civique

Est-ce être hautain, méprisant, un bobo arrogant que d’aller jeter un œil aux groupes Facebook des gilets jaunes et se dire que putain de merde, ça pique les yeux ?

Et je ne parle pas des gens qui n’ont visiblement jamais ouvert un livre de leur vie ou de ceux qui étaient absents quand on a distribué les Bescherelle à l’école ; non, ce qui frappe, c’est le vide total. L’absence d’idée ou de réflexion. On est touchés par les témoignages des difficultés des uns et des autres et on a envie de hurler « Bon dieu, structurez-vous, devenez une formation politique, ça n’est pas sale putain, vous avez un soutien énorme dans l’opinion, vous pouvez prendre le pouvoir légalement et changer les choses dans votre sens si vous le souhaitez, merde ! », mais non, rien.

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Et cela se corse quand on les presse pour avoir des idées plus précises ; le Journal du Dimanche a par exemple publié une liste de revendications. Mais de qui vient elle ? Qui l’a rédigé ? Est il représentatif du mouvement ? Les gilets jaunes ont élu des représentants, entends-je également dire : mais avec quelle élection ? Dans quelles circonstances ? Les résultats ne satisfont personne.

Et d’ailleurs, quand j’entends dire que non, les casseurs ne sont pas les gilets jaunes, quand j’entends également les critiques de récupération des hommes politiques ou de Soral & Dieudonné qui non, non, ne sont pas les vrais gilets jaunes… qui êtes vous, pour affirmer cela ? Les gilets jaunes, en refusant de se définir, laissent libre chacun d’en apporter la définition qu’il en souhaite. Les franges les plus extrêmes du mouvement ont tout autant de légitimité à revendiquer être « les vrais gilets jaunes » que les modérés qui appellent au calme.

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Quelle autorité ont les gilets jaunes, qui n’ont pas d’autorité ni de hiérarchie, pour indiquer que ceux-ci ne sont pas les vrais gilets jaunes ? Aucune.

Bref, la discussion se termine toujours en vide, en colère. Sans suggestion ou du moins, sans réflexion sur les conséquences. La liste du JDD en est l’exemple même.

La suppression du Sénat ? Mais bon dieu, son mode électoral permet la représentation des campagnes délaissés par les services publics qui est une de vos causes ; le Sénat que vous détestez tant est un des vos contre-pouvoirs !

La promulgation des lois par le peuple ? Savez-vous ce que cela signifie ? Pouvez-vous me dire qui promulgue les lois en France ? Le parlement ? En êtes vous sur ?

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(Le peuple reprend le pouvoir démocratique ! )

La fin de l’assistanat ? Bordel, qu’est ce que ça veut dire ?

« Revoir à la baisse toutes les taxes » ? Mais avec quelle contrepartie ? Je croyais qu’il fallait, au contraire, taxer les riches ? Ok, baissons les taxes. Avec quelle contrepartie sur la dépense publique ?

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Création d’une assemblée citoyenne ? Mais qui fait quoi, au juste ? Quelles sont ses pouvoirs, ses fonctions ?

Interdiction du glyphosate ? Quel rapport avec la choucroute, bon dieu ? Vous êtes écolos d’un seul coût ? Vous allez accepter de payer votre bouffe plus chère en échange d’une baisse de l’essence ?

Reconnaître le vote blanc ? Mais combien de fois faudra t’il dire qu’il est déjà comptabilisé et figure dans les statistiques électorales du J.O ? Il se passe quoi, concrètement, si le vote blanc gagne une élection ?

Respecter la parité homme/femme ? Ou ça ? C’est déjà dans la loi ! La rémunération équivalente à poste équivalent ? De même !

Fin des régimes spéciaux de retraite ? Pourquoi ? Comment ? Etes vous sur que vous serez gagnant à ce jeu ?

Retraite au calcul identique pour tous ? Sur que les smicards y gagnent ?

Accès à la culture pour tous ? Mais… c’est une blague ? Vous avez entendu parler d’Internet ? Des librairies municipales ? La culture, vous y avez accès ! Ce n’est de la faute de personne si elle ne vous intéresse pas.

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(Accès à la culture, dites vous ? )

On est au-delà, ici, de simples divergences politiques. Le mur de la connerie est réel. Quiconque se serait posé cinq secondes pour réfléchir au contenu des propositions aurait conclu que merde, y’a un truc qui cloche ou qui fonctionne pas très bien, et que ça fait pas très sérieux. Ils ne l’ont pas fait. A ce stade, on ne peut que les taxer (lol) de paresse intellectuelle.

Et ceci sans parler des fake news, ou du complotisme qui gangrène le mouvement ; on voit passer des dizaines de message expliquant que s’il ne fallait pas se rendre au Champs de Mars, c’est tout simplement que le gouvernement voulait enfermer les gilets jaunes dans des camps. On lit encore que mince, on ne vous l’a pas dit, mais la République a été officiellement et légalement abolie depuis un an et demi.

Ensemble, ce mouvement n’aura réussi qu’à former une colère légitime avec une idéologie plate et sans relief. Les gilets jaunes sont un trou noir ; destructeur, profondément sombre, et duquel ne peut échapper aucune lumière.

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BOLSONARO – Le fascisme experifécal

Nous y sommes. Enfin. Un pays développé (enfin, relativement, hein, n’exagérons rien) se met à appliquer mes thèses en pratique et décide de tenter le pire, juste histoire de voir ce que ça fait.

L’expérience fait nettement moins envie, ceci dit ; s’il apparaît nécessaire en effet de manger de la merde pour savoir quel goût ça a, si la dite merde menace de vous casser la gueule et de vous buter si vous êtes gauchiste (du caviar digéré) ou homosexuel, c’est déjà nettement moins intéressant.

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Car ne nous trompons pas : Bolsonaro n’est pas Lepen. Il n’est pas Trump non plus, même si les journaux font directement la comparaison avec ces gens. Pour une fois, le point Godwin pourrait presque être approprié : quand vous annoncez à la gauche qu’elle a le choix entre la prison et l’exil, il y a tout de même un petit air de solution finale.

Bolsonaro est, quelque part, une solution finale. Finale au sens propre. Il n’y aura plus rien, après lui. Soit un retour à la normale (souhaitable), soit une continuité dans la spirale. Si l’état de droit protège les brésiliens, son démantèlement brique par brique (ou brutalement, car Bolsonaro a le soutien de l’armée) n’est que l’affaire de bonne volonté de sa future administration.

Et pourtant.

Et pourtant.

Si il y a un pays au monde où la tentation de l’extrême droite paraît compréhensible (j’ai pas dit justifier, hein, j’explique sans excuser), c’est bien celui-la. Une criminalité absolument hallucinante, une corruption absolument hors du commun dans une économie relativement riche ; le Brésil est un pays où les services publics sont tellement délabrés que les flics cessent le boulot, régulièrement. Quand les dérives vont trop loin, un nettoyage apparaît nécessaire. Rien n’indique que celui-ci doit être violent et haineux, mais c’était décidément trop tentant pour les Brésiliens.

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Car au final, ce peuple ne pourra s’en prendre qu’à lui même : en conduisant au pouvoir des populistes préoccupés par eux mêmes qui hurlaient au partage des ressources (des autres), puis en écoutant un autre populiste hargneux qui lui souhaite ouvertement la destruction des dites ressources, cela ne fait que renforcer mon opinion que le peuple Brésilien vote mal. Depuis longtemps. Qu’il doit y avoir quelque chose qui cloche dans l’éducation, l’instruction civique de son peuple, que ses médias doivent être globalement de qualité disponible. Notez que je n’en sais rien ; mais je parierai bien un rein ou deux la dessus.

Tiens, allez, peut être faut-il que Mélenchon soit élu chez nous, avant que Marine Lepen soit élue. Allez, tout compte fait je retire ce que j’ai dit, 10 ans (voire 20) à serrer les dents, c’est beaucoup trop. La merde, j’ai pas besoin d’y goûter et de savoir quel goût elle a, le fait que ça ne me mette pas en appétit me suffit bien largement.

 

Je ne suis pas la fachosphère, Monsieur Schneidermann.

Le revoici, cet épouvantail, ce chiffon que l’on affiche chaque fois qu’un individu ose se montrer moins progressiste que les ultra-progressistes.

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(extrait d’un éditorial de Daniel Schneiderman sur Arrêt sur Images)

Je ne vais pas reposter le reste de votre chronique. Elle est davantage mesurée, et reconnait que Arnaud Gauthier-Fawas est effectivement « le pire porte-parole possible pour la cause qu’il souhaitait défendre ».

Mais de quelle cause parlons nous ? Celle d’appeler un chat une chaise ?

Il n’y a ni cause, ni idéologie dans le sens des mots ; il est ce qu’il est. Il est assez surprenant devoir un militant LGBT confondre ouvertement sexe (qui est une réalité biologique, point barre.) et genre sur un plateau quand cela lui arrange pour faire un petit coup d’éclat, mais passons, cela n’est pas le sujet de ce billet.

Le sujet, Daniel, c’est tout simplement la fatigue. La fatigue du moindre désaccord qui nous assimile à la « nébuleuse du gamergate » dès que l’on remet en cause la partialité de certains journalistes, aux fascistes dès que l’on s’interloque sur ce qui se passe sur votre plateau (vous l’avez fait vous même, avec votre « il va dire qu’il est pas blanc! » semi-hilare et méprisant).

Néanmoins, vous montrez, après tout, régulièrement dans vos chroniques que le moindre désaccord avec ce que vous considérez comme un progrès fait immédiatement de son auteur un horrible conservateur rétrograde raciste et fascisant.

Il y a quelque chose qui ne tourne pas très rond dans vos schémas intellectuels. Vous semblez incapables des syllogismes les plus simples au monde.

Démonstration en deux autres exemples.

Sans titre

Dans ce billet, par exemple, ou vous indiquez qu’être de droite est clairement passéiste et fataliste, irrationnelle, tandis que seule la gauche peut être espoir de changement, de progrès et d’intelligence. Comment diable peut-on prendre au sérieux votre émission de critique des médias après un écrit comme celui-ci ?

Daniel, Daniel.

Pardons de ressortir les vieux dossiers, mais vous êtes vraiment coutumier du fait. Par exemple, en parlant de Rokhaya Diallo, virée du gouvernement pour avoir parlé de racisme d’état, vous la défendiez en écrivant ceci :

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« Je vire quelqu’un qui me traite de raciste, donc, je suis raciste. ». Daniel, si un de vos chroniqueurs se mettait à vous traiter de connard sur les plateaux télés, je suis prêt à parier qu’il ne ferait pas long feu chez vous pour des raisons tout à fait compréhensibles ; serait-ce la preuve que vous soyez un connard ?

Vous voyez où je veux en venir Daniel ?

Vous n’êtes pas un connard. Je ne le pense pas, vous semblez mus par de réelles bonnes intentions. Mais il y a clairement quelque chose de défaillant intellectuellement chez vous si vous considérez que toute opposition, toute nuance, toute prise de distance fait de nous immédiatement un suppôt raciste et fasciste de l’empire du mal.

Ca la fout mal également quand vous animez une émission de critique des médias, on va être honnête, hein.

Vous vieillissez mal, Daniel. Ressaisissez-vous.

Homme (nom masculin)

(extrait de la dernière émission d’Arrêt sur Images, portant sur la dernière Marche des Fiertés).

Bon.

Au fond, tout ceci ne semble être qu’un immense malentendu.

Toutes les divergences que nous pouvons avoir ce genre d’individu, poussant le SJWisme jusqu’à 11, ne sont que lexicales, grammaticales.

Alors on va revenir aux bases de chez base, celles qu’un enfant de 4 ans maîtrise pourtant sur le bout des doigts.

Le petit Larousse définit le mot homme comme « un individu de sexe masculin ». Notez l’absence totale de rapport au genre . De même, Wikipedia définit ce terme comme : « Un homme est un être humain de sexe masculin et d’âge adulte. ». Pas de relation avec le genre.  Davantage de lectures font mention d’appareil reproducteur masculin et de chromosomes XY. A l’Etat Civil, ce type d’individu est également reconnu comme « homme ».

Monsieur (oui.) Arnaud Gauthier-Fawas, je n’ai pas regardé à l’intérieur de votre pantalon. Je n’ai pas non plus étudié vos chromosomes. Mais je suis prêt à parier que vous êtes équipés comme nous autres, avec un pénis, des testicules, et que si on regardait au microscope électronique on verrait un beau XY.

Vous êtes donc un homme.

En tant qu’homme, dans un pays libre et ouvert, vous êtes libre de dire que vous vous sentez « non-binaire ». D’autres, ont toutes libertés de se sentir femme, asexué, ou toute variété du spectre dont vous revendiquez l’existence et l’acceptation. Vous pouvez choisir vos pronoms si ça vous chante, écrire en écriture inclusive ; c’est votre droit le plus fondamental de massacrer les règles de la langue française, ou de vouloir les faire évoluer selon les points de vue.

 

Paris doute de son genre, mais en français, les noms de ville s’accordent au féminin.

Mais vous êtes un homme, Arnaud Gauthier-Fawas. Un homme genré comme vous le voulez, mais un homme. Légalement. Biologiquement. Et surtout : sémantiquement.

Vous êtes également blanc. C’est probablement dur à porter pour vous, mais pour quelqu’un de tant ouvert vous avez pourtant oublié que votre nationalité ne présage pas toujours de votre couleur de peau. Vous êtes à moitié Libanais. C’est merveilleux. Au quotidien êtes vous victime de racisme eu égard de votre couleur de peau ? C’est habituellement quelque chose que les personnes qui se disent racisées portent pourtant sur leur visage. Difficile pour un noir de cacher qu’il est noir ; vous avez néanmoins réussi à tromper tout le monde sur le plateau en affirmant que vous n’étiez pas blanc.

Vous devez mal le vivre : après tout les hommes blancs sont des privilégiés selon votre dogme. Il vous reste au moins votre non-binarité. Revendiquez-là. Défendez-là. Exigez le droit au respect.

Mais vous êtes, et resterez, un homme.