Et un ! Et deux ! Et trois …. et quatre…. et cinq… oh et puis merde.

Bon, on touche au but, sans mauvais jeu de mot. Enfin, si, avec un mauvais jeu de mot, j’avoue.

D’ici quelques jours, l’être humain acariâtre et éternel pisse-froid que je suis pourra constater que, ça y’est, la Coupe du Monde est finie. Nous pourrons donc retourner à nos activités normales, et dire du mal du gouvernement, des jeunes, et de Nabila en particulier.

Il ne sera pas question ici d’analyse stratégique ou technique sur le comportement des équipes, pas plus que de revenir sur les éternels poncifs à base de « bla bla bla des millionnaires qui courent après un ballon, sport de beauf, xptdr. ». On le sait que Platini et Deschamps, particulièrement, sont des individus dont les qualités sont laissés à l’appréciation de chacun mais que tout, de même, un nom commun qui commence par un « c » vient immédiatement à l’esprit.

Mais on ne veut pas parler de ça. Non. Aucunement. Parce que j’ai un aveu à vous faire.

J’ai kiffé la coupe du monde. Je vais même vous en dire un peu plus : j’ai kiffé GRAVE.

Et ce pour deux raisons.

1. La France qui perd, c’est toujours marrant.

Et encore plus quand ça n’arrive pas tout de suite.

Pendant toute la coupe, à chaque match, j’ai en effet espéré une majestueuse branlée de l’équipe de France. Une humiliation. Je voulais voir les pleurer sur le stade, putain. Je voulais voir des yeux en sang, des femmes en syncope, des supporters hagards et ivres morts dans la rue en train de crier des trucs genre « POURQUOI ? » « JE VEUX MOURIR ! » ou encore « SUIVEZ LE TWITTER DE @JOJOTOTAL » .

Je voulais voir la mine déconfite de Jean-Pierre Pernaut au 13 heures. Je voulais voir la tristesse dans le regard bovin des gens qui ne vivaient que pour elle, oubliant leur SMIC, leurs gosses ingrats et leur femme probablement laide.

(Il faut bien lui trouver une utilité)

La coupe du monde est une opportunité en or pour les misanthropes dans mon genre.

Résultat ? Je me suis retrouvé pris à mon propre jeu. J’ai regardé avec passion chaque match de l’Equipe de France, attendant avec passion et émotion une défaite qui a failli par venir. J’ai pris un malin plaisir à poster des «Oui !  Je souhaite la victoire de l’Allemagne ! » qui dans de nombreux forums n’ont pas été sans rappeler « les heures les plus sombres de notre histoire ». Qu’importe de me faire traiter de Laval, ou insulté de nazi. Ils n’empêcheront pasque le 4 juillet 2014, quand est venu de la Wehrmacht Mansschaft la libération je n’ai pas pu m’empêcher d’en tirer une conclusion : J’avais passé cinq soirées à espérer devant ma poste et à trembler.

J’avais pris du bon temps. Malgré moi. Devant du foot.

Ca m’a fait un choc, vous pouvez pas imaginer.

2. Le Brésil qui perd, encore plus.

Cette passion paradoxale, je l’ai ressentie également devant le Brésil.

Pourquoi ? Et bien par humanisme !

Persuadé que le Brésil avait des soucis plus importants que le Football, je souhaitais également voir une défaite. Et c’est une leçon de vie qui m’a été apporté au final.

(Non mais on avait dit après le 13 !)

Vous connaissez ce proverbe à la con ? Un tu as vaut mieux que deux tu auras ?

Si le Brésil avait perdu contre le Chili, est ce que l’on aurait pu voir cette magnifique, bouleversante, surréaliste, et surtout parfaitement hilarante (4 buts en 6 minutes, putain !) déculottée ?

Non, les gars. Visez gros. Visez large. 1-0, c’est pas une victoire. 3-0 ? Ouais, bof, acceptable. A 6-0 tu commences à causer.

(J’aurais préféré la musique de Benny Hill)

« C’est pour le bien de l’humanité ! C’est pour leur propre bien à eux ! Ils vont se rendre compte qu’ils ont des stades mais pas d’hôpitaux ! » riai-je devant ma télé. Probablement parce que je cherchais une justification à mes désirs sadiques. En tout cas, ça fait trois jours que j’attends des émeutes au Brésil et il n’y a rien. On verra le 14 juillet.

(Bon, ok, lui il m’a fait de la peine).

Et il y avait le double effet kiss cool. Faire chier tout les cons qui soutenaient le Brésil. Ouais, j’ose le dire. Sans déconner, comment peut-on souhaiter une victoire du Brésil ? Comment ? Il n’y a rien de plus inintéressant que la victoire de l’équipe qui gagne tout le temps. Le Brésil victorieux est d’un ennui mortel. C’est à peu près aussi débile que souhaiter une victoire de Federer à Roland Garros, ou de Schumacher en F1 (bon, là, s’il gagnait la prochaine course j’avoue que je trouverai ça intéressant). Qui sont ces gens, bordel ?

En tout cas, la seule conclusion qui s’impose c’est que putain, vivement le Qatar. Là, on va vraiment bien se marrer.

3 commentaires sur “Et un ! Et deux ! Et trois …. et quatre…. et cinq… oh et puis merde.

      • Pour subir, j’ai subi.
        Le regard méprisant des autres car je dénonçais de façon générale toute organisation internationale d’évènements sportifs et/ou religieux (jmj, JO de Londres sous la coupe de la gestapo du cio (oups, point godwin déjà atteint), Sotchi désormais ville fantôme, coupe du monde au Qatar et l’ignoble attitude d’un soi-disant homme humble et bon (pas de nom, je ne veux pas de procès, je n’en ai pas les moyens, je ne fais pas d’interview à 100000 euros, moi)), Qatar et esclavagisme (mes élèves peuvent en témoigner: cela fait plus de 3 ans que je dénonce ce qui allait s’y passer, bien avant que les médias ne décident d’en parler), Brésil et tout ce qui s’est passé pour la construction des stades (le “nettoyage” dans les favelas, l’autorisation de tirer à balle réelle pour les pacificateurs…), l’incompréhension de mes proches qui n’y voyaient qu’une grande fête du foot…
        Et je pense que les incompréhensions et mépris de la part de mes collègues, voisins et proches ne vont pas s’estomper de si peu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s